Banni en janvier 2023 pour des propos incitant à la violence, l’ex-président américain peut désormais s’exprimer comme chaque utilisateur de Meta sur les différents réseaux sociaux du groupe. Cette dernière justifie sa décision par une « responsabilité de permettre l’expression politique ».
Un comeback sans conditions ?
Tandis que Meta a laissé les portes ouvertes pour le retour du président sur les réseaux Facebook et Instagram, la firme a précisé que Donald Trump avait interdiction de publier un quelconque contenu relatif à la violence ou de relayer des théories complotistes issues de QAnon.
C’est pour assurer une équité politique entre les candidats à la prochaine présidence que Meta a justifié sa décision. « Nous pensons que le peuple américain devrait être en mesure d’entendre les candidats à la présidence sur la même base », a ajouté l’entreprise.
Autrefois actif sur le réseau social X, où il était suivi par près de 85 millions de personnes, Donald Trump n’a cessé de marteler sa théorie du « Grand Mensonge ». Cette dernière parle d’allégations infondées selon lesquelles la présidentielle de 2020 lui aurait été « volée ». Des allégations qui sont largement considérées par de nombreux experts comme de la désinformation et une remise en cause du processus démocratique.
Donald Trump : un retour à peine visible ?
Publiant sur son propre réseau social, Truth Social, l’ancien président peinait à interagir avec son public. On retrouve notamment des invitations à des rallyes, des vidéos de sa campagne ou des memes visant son rival, le président actuel, Joe Biden.
L'équipe de campagne de ce dernier a d’ailleurs condamné la levée des restrictions dans un communiqué publié vendredi en la qualifiant de « imprudente ». Bien qu’il n’ait pas encore effectué de tweet, l’ancien locataire de la maison blanche était revenu sur X l’an passé suite à un vote d’Elon Musk sur la plateforme. Quant au réseau social Snapchat, les portes restent closes pour le moment.
Pour rappel, Donald Trump était jusque-là d’abord tenu de publier sur son propre réseau social avant de publier sur d’autres plateformes, exception faite pour les « messages politiques », selon les informations relayées par la Securities and Exchange Commission.
Facebook étant un réseau qui possède un bon nombre d’utilisateurs actifs (près de 3 milliards de personnes contre 350 millions sur X et 2 millions sur Truth Social), c'est pourquoi l’équipe juridique de Trump a exhorté Meta pour lui demander de lever cette restriction.
