Depuis un moment, le passage par Google Drive était une étape obligatoire pour la plupart des développeurs. Désormais, ces derniers font l’impasse sur le service de stockage de Google.
Google Drive : après iA, un autre groupe de développeurs choisit de s’en passer
Mauvaise nouvelle pour les utilisateurs, de plus en plus de développeurs considèrent Google Drive comme une nuisance et rompent définitivement leur connexion avec ce service. Après qu’iA, une équipe de conception mondiale spécialisée dans la conception d'interfaces minimalistes, ait décidé de se séparer de cette plateforme, c’est désormais au tour de Transmit de suivre le même chemin.
Google Drive : une impasse qui coûte cher aux utilisateurs
Bien que le problème puisse paraître mineur pour les grands éditeurs, les petits studios souffrent énormément du poids que représente Google Drive et prévoient dorénavant de couper les ponts avec ce service. Après qu’iA ait ouvert la voie, c’est à présent autour de Transmit et Nova de chercher d’autres solutions.
Dans un billet de blog, les développeurs de Panic expliquent qu’il n’est plus qu’une question de temps avant que Google ne révoque l’accès de Transmit à Google Drive. Ces derniers comptent d’ailleurs publier des mises à jour de Transmit et Nova qui fonctionneront sans recours à Google Drive.
La raison de cette rupture est très simple. En décembre dernier, la firme californienne a exigé aux développeurs du logiciel de transfert de fichiers FTP (File Transfer Protocol) de passer un examen de sécurité appelé « Cloud Application Security Assessment (CASA) », que l’équipe a réussi sans difficultés.
Pourquoi une telle rupture ?
La situation s’est très vite envenimée lorsque Google a insisté pour que ce test soit répété chaque année. Les développeurs considèrent cela comme une perte de temps, en raison des délais trop longs entre les envois et les réceptions de formulaires. Le processus inclut également l’inscription auprès d’un laboratoire de sécurité et le scan du code source de Transmit pour validation.
De plus, la firme californienne a demandé qu’un tiers s’occupe de certaines des nombreuses procédures de Panic, ce qui représente des coûts supplémentaires. Il convient de noter que d’autres solutions ou contournements existent pour accomplir le même travail que Google, mais Panic a choisi de ne pas emprunter cette voie, au risque de voir ses comptes bannis. Face à ces différents obstacles, Panic a décidé de se séparer de Google Drive.
« Ce n’est pas une décision que nous avons prise à la légère. Elle est le fruit de nombreux débats et d’angoisses au bureau. Mais rassurez-vous, nous avons étudié tous les angles », peut-on lire sur leur blog. L’équipe de Transmit précise d’ailleurs que si Google décidait de modifier ses politiques de sécurité, un renouvellement du contrat pourrait être envisagé.
